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(…) Non, la question du genre n’est pas une “théorie”, ce sont des personnes bien réelles, personnes différentes dans leurs genres, c’est un fait et non une lubie.

Quand on est transidentitaire, on se rend compte que l’on est femme avec un corps d’homme ou homme avec un corps de femme et l’on veut simplement avoir le corps qui correspond à son identité. De même, quand on est intersexe ( né avec une partie souvent atrophiée des deux sexes), à l’âge de l’adolescence se révèle que l’on est homme ou femme, et l’on veut que son corps corresponde à son identité, être ce que l’on est.

Messieurs les censeurs, qui êtes-vous pour savoir mieux que ces personnes quelle est leur sexualité ou leur identité? Qui êtes-vous pour rejeter ce qu’elles sont et leurs transformations pour être des hommes ou des femmes comme les autres?  C’est dans ce combat et son accompagnement d’humanité qu’est la Bonne Nouvelle.

Laurent Schneider,
Diacre permanent engagé dans l’association L’Hêtre (Mulhouse, 68),
association qui accueille de jeunes personnes homosexuelles, transidentitaires, rejetées par leurs familles et  la société du fait de leur différence.

 

 

Source texte : courrier des lecteurs dans la version papier du magazine “La Vie”  du 20 octobre 2016, (reproduction avec autorisation de l’auteur).

Source photo : James Charles, un jeune newyorkais de 17 ans qui s’est fait connaître en choisissant de pratiquer sur lui-même le maquillage pendant un an/. Il a fait la une de cover-girl et publie aujourd’hui ses photos et conseils de maquillage sur instagram.

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L’ÉGLISE CATHOLIQUE ET LA SEXUALITÉ

La malheureuse phrase du Pape François sur le prétendu enseignement de la théorie du genre à l’école en France a relancé le débat concernant la conception de la sexualité.

Comme en cosmologie à l’époque de Galilée, l’Église catholique a sans doute à opérer une conversion à propos de l’approche de la sexualité humaine. Elle reste à une image naturaliste de la sexualité et en dénie la profonde structuration psychique et socio-culturelle mise en évidence par les sciences humaines depuis un siècle. La pensée catholique a à clarifier et à assouplir sa doctrine de l’être humain sexué. Comment peut-elle en rester à un dogmatisme naturaliste, elle qui conçoit le corps humain comme lieu de l’incarnation de l’Esprit et non comme simple produit de la nature ?

Pierre Judide, publié sur son blog : judide.blogspot.fr

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– Pourquoi l’aimez-vous?
– Parce que je me retrouve en lui.
– Est-ce impossible de se retrouver en soi ?
– Je ne songe jamais à ça… se retrouver chez l’autre est plus exaltant.
– Pourquoi ?
– Ça rend plus indulgent.
– C’est à dire ?
– C’est comme son reflet dans un miroir, à force d’étudier des pauses qui conviennent, on finit par s’accepter.
– Et les photos ?
– Toujours loupées… elles sont trop vous. Difficile d’expliquer en quoi le mensonge organisé est plus réel que toutes les vérités spontanées.
– Et quand on n’aime plus ?
– Vous ne vous retrouvez plus dans l’autre, c’est tout. Faut chercher un nouveau miroir. C’est un peu comme si son reflet grandissait au point de vous faire de l’ombre !
© Michel Giliberti

 

Source texte : http://michelgiliberti.com Michel Giliberti

Source photo : Prisons, peinture de Michel Giliberti (lire ici l’intéressante histoire de ce tableau)

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Tais-toi.
C’est donc ainsi
Que j’ai été accueilli.

Tais-toi.
Ne fais pas de bruit,
Tu déranges !

Tais-toi.
Fais-toi oublier,
Rentre dans les normes.

Tais-toi.
Apprends à t’oublier,
Apprends à faire plaisir.

Surtout,
Ne dérange pas

Peut-on imaginer
Combien ce ressenti intériorisé,
Au point de l’oublier,
Peut marquer
Profondément la vie
D’un petit homme ?

Tais-toi :
Quand je ne sais pas exprimer mes désirs.

Tais-toi :
Quand je n’ai pas de préférence.

Tais-toi :
Quand je ne sais pas choisir un métier.

Tais-toi :
Quand je n’arrive pas à imaginer être aimé.

Tais-toi :
Quand il faut se dévoiler, se mettre en avant,
avec la trouille d’entendre d’autres « tais-toi ».

C’est bon.
Je ne me tairai plus.

J’écouterai
Profondément ce qu’il y a en moi.

Car cela parle en moi,
Cela parle beaucoup !

Tout ce que je suis,
Tout ce que je dois être
Tout ce que j’ai à être.

La partie de moi
Qui veut parler
S’exprimer
Comme on s’engage
Dans le monde.

La partie de moi sacrée
Qu’elle soit divine
Ou innée,

Qui avait reçu si violemment
Ce « tais-toi ! »

Et qui désormais
Veut se déployer.

Je parlerai,
Je vivrai.

Zabulon  – 15/10/2016

Je crois, et je parlerai, moi qui ai beaucoup souffert…” (Psaume 115,10)

Source photo : Michel Giliberti, photographe

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Je n’en veux à personne
Mais, Dieu, que j’en ai bavé

Je n’en veux à personne
Mais comme cela a duré

Je n’étais que souffrance
Et je ne le savais pas

Je n’étais que souffrance
Cela ne se voyait pas

Tout semblait si futile
A mesure que j’avançais

Tout semblait si futile
Mon édifice s’écroulait

Dans le temps immobile
En moi des choses bougeaient

Dans le temps immobile
Enfin je me retrouvais

Et voilà que tu resurgis
Dieu de mon enfance

(Voilà que)
Tu me ramènes à la vie
Dieu de mon enfance

Il fallait tant de temps
Pour mener tous ces combats

Il fallait tant de temps
Pour que j’assure mon pas

Tu surgis de mon enfance
Toi qui m’as donné la vie

Tu me redonnes confiance
Tu es le Seigneur de la Vie.

Z- 15/10/2016

Source photo : Ronny Garcia Photography